Chauffage collectif en copropriété : quel est le meilleur choix ?

Rédigé par Antoine
08 déc. 2020
Temps de lecture : 4 min
chauffage collectif immeuble

Choisir le bon système de chauffage dans une copropriété est essentiel pour le confort des habitantes et habitants, mais aussi pour optimiser la consommation d’énergie et valoriser l’immeuble. Chauffage collectif ou chauffage individuel : Hellio décrypte les avantages et les inconvénients de chaque système, mais aussi les particularités des différentes sources d’énergie.


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Chauffage collectif ou chauffage individuel en copropriété ?

Le chauffage collectif dans une copropriété est un système hydraulique unique qui génère de la chaleur pour tous les logements de l'immeuble. L’équipement permet de chauffer de l’eau qui circule ensuite dans le réseau de tuyauterie, pour arriver jusqu’aux radiateurs présents dans chaque logement. Cette chaudière collective peut fonctionner avec diverses sources d’énergie : souvent le gaz, le fioul mais aussi l’électricité. À l’inverse, le chauffage individuel implique d’installer un équipement spécifique dans chaque appartement.

picto info HellioL’INFO HELLIO :

Attention, même si le chauffage est collectif, la copropriété doit mettre en place l’individualisation des frais de chauffage. Cela veut dire que les résidents utilisent le même système de production de chaleur, mais que chaque logement paye réellement ce qu’il consomme. Selon l’Ademe, cela responsabilise chaque copropriétaire et permet de baisser la consommation d’énergie de 15 %. La loi Elan oblige désormais les copropriétés à installer un système d’individualisation.

  • Le chauffage collectif : les copropriétaires partagent les frais d’entretien. Cela permet également un gain d’espace, puisque les appareils sont installés dans la chaufferie centralisée de l’immeuble, et non dans chaque appartement. En revanche, il n’est pas possible pour les occupants de choisir leur propre mode de chauffage.
  • Le chauffage individuel : ce système offre une certaine liberté aux copropriétaires qui peuvent sélectionner le mode de production de chaleur dans leur logement, en prévoyant un espace dédié. Avec sa petite taille et sa praticité, le convecteur électrique a par exemple envahi les appartements depuis les années 70. En cas de panne, la prise en charge est aussi plus simple et plus rapide. Toutefois, il n’y a dans ce cas pas de répartition des frais d’entretien.

De plus, certains travaux individuels peuvent nécessiter l’accord de la copropriété. Exemple : vous envisagez d’installer une chaudière gaz à condensation, avec la mise en place d’un conduit d’évacuation des fumées qui sort par la façade.


Les différents types de chauffage collectif

L’équipement de la copropriété peut utiliser différentes sources d’énergie pour produire de la chaleur. Électricité, fioul, gaz naturel, bois : comment faire le bon choix ?

picto chiffre HellioLE CHIFFRE HELLIO : 1 661 €

C’est le coût moyen du chauffage par an et par foyer pour les Français en 2016. Un montant qui peut même grimper jusqu’à 1 726 € pour un chauffage à l’électricité.

Chauffage électrique

Le chauffage collectif électrique peut se faire par des sols et/ou des plafonds chauffants, installés dans chaque logement. Il peut ensuite être complété par des radiateurs électriques. L’installation est ici assez simple, et le chauffage électrique ne nécessite pas d’espace de stockage pour l’énergie.

Cependant, l’électricité n’est pas bon marché ; choisir ce mode de chauffage revient cher. Nous le conseillons uniquement pour les logements qui ont une bonne isolation thermique. À déconseiller donc dans des immeubles anciens non rénovés, où les déperditions risqueraient d’entraîner une consommation électrique très importante.


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Chaudière fioul collective : à bannir

Le fioul est de moins en moins utilisé dans les systèmes de chauffage. Bien qu’il offre un vrai confort thermique et une bonne performance, il génère de la pollution et entraîne un coût élevé, à la fois pour l’entretien de la chaudière et pour l’achat du carburant. Dans le cadre d’une rénovation énergétique, cette option polluante et peu écologique n’est pas recommandée. Elle n’ouvre d’ailleurs le droit à aucune aide, et sera interdite à partir de 2022, dans l’optique de favoriser les énergies renouvelables.

Le gaz naturel : interdit en 2025 en logements neufs

Le gaz est très utilisé en copropriété, puisque le raccordement au gaz de ville est très simple : 70 % du chauffage collectif se fait au gaz. Dans le cadre d'un projet de rénovation thermique, il est possible d’obtenir des aides financières pour l’installation d’une chaudière à gaz performante (technologie à condensation par exemple). Cette dernière apporte aux occupants une sensation de confort, tout en utilisant une source d’énergie au prix compétitif.

Le gaz représente aussi une grande facilité d’approvisionnement, et offre une combustion relativement propre. En revanche, il est très important de réaliser un entretien rigoureux des installations, car le gaz est un produit dangereux et inflammable. Il faut aussi penser à installer des détecteurs de monoxyde de carbone. Le chauffage au gaz peut être adapté à toutes les copropriétés situées en ville.

Le chauffage collectif au bois, encore peu répandu

Le chauffage au bois est connu pour les maisons individuelles, mais il est aussi possible d’en profiter dans certaines copropriétés. Ce système vient souvent remplacer un chauffage central au fioul. Le bois énergie est un combustible qui offre un prix intéressant et stable. En outre, il s’agit d’une ressource renouvelable, locale (filière française en plein essor) et écologique.

Cela permet de réaliser de réelles économies sur la consommation d’énergie, mais il faut prévoir un endroit de stockage pour les granulés, et une bonne gestion de l’approvisionnement. La chaudière au bois est adaptée aux petites copropriétés qui ont besoin d’une puissance faible (< 200 kW). Sinon, il est possible d’envisager une installation mixte, avec une chaudière bois et une chaudière au gaz par exemple.

Le réseau de chaleur urbain, une des solutions d'avenir

Le chauffage urbain utilise au minimum 50 % d’énergies renouvelables. Il permet donc d’opter pour une solution de production de chaleur plus écologique.

picto astuce HellioL’ASTUCE HELLIO :

Il existe différentes aides pour le raccordement au réseau urbain. MaPrimeRenov’, PTZ ou encore CEE : ils peuvent aider la copropriété à financer les travaux. D’ailleurs, le nouveau « Coup de pouce Rénovation globale », une prime élevée pour inciter les projets d’ampleur en habitat collectif, est conditionnée au raccordement à un réseau de chaleur.

Le raccordement au réseau de chaleur urbain est intéressant également pour l’absence de chaudière et de stockage dans la copropriété. La sécurité est assurée, et il n’y a pas d’entretien à prévoir.

Cela offre aussi des avantages économiques : un taux réduit à 5,5 % pour la TVA sur l’énergie. Le raccordement au réseau urbain est préconisé pour les grandes copropriétés qui ont de nombreux logements, de façon à mutualiser et amortir les coûts.

Enfin, moins courante, la pompe à chaleur complète cette liste. On retrouve plutôt ce type d’appareils en logement individuel mais il peut également convenir à un immeuble.

N’hésitez pas à contacter un expert Hellio pour définir la solution la plus adaptée à votre résidence. Nos équipes fournissent une prestation complète, de la visite technique au changement de l’équipement en place par la nouvelle chaudière collective.


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