Isolation par l’extérieur : mode d’emploi pour les copropriétés

Rédigé par Antoine
08 déc. 2020
Temps de lecture : 5 min
isolation extérieur immeuble

Pour réaliser des économies d’énergie et améliorer le confort des résidentes et résidents, l’isolation des murs par l’extérieur permet les gains énergétiques les plus importants, avec celle de la toiture et des combles. Si ces travaux sont réputés coûteux, ils se révèlent très efficaces en habitat collectif, et bénéficient de multiples aides financières. Hellio fait le point sur les nombreux atouts de l’isolation par l’extérieur en copropriété.


Découvrez l'offre d'ITE par Hellio, partenaire des copropriétés


Objectif : lutter contre les déperditions d’énergie

En France, les deux tiers du parc résidentiel collectif ont été construits avant 1974, d’après un rapport du Programme d’action pour la qualité de la construction et de la transition énergétique (PACTE).

Faute de réglementation thermique, les bâtiments érigés à l’époque sont pour la plupart très gourmands en énergie. Et les conséquences se mesurent encore aujourd’hui : en moyenne, le chauffage représente 62 % de la consommation d’énergie totale dans l’habitat collectif, d’après le ministère de la Transition écologique. Pour les syndicats de copropriété, ce poste de dépense peut pourtant être substantiellement allégé, grâce à des travaux de rénovation énergétique.

Lorsque les équipements d’un bâtiment sont vétustes, remplacer son système de chauffage, son éclairage ou ses portes et fenêtres permet de constater des réductions immédiates sur la facture d’énergie. Mais les travaux d’isolation demeurent prioritaires, assure l’ADEME (Agence pour la transition écologique), pour réaliser des économies d’échelle et améliorer le confort des habitants.

Avec les combles et la toiture, les murs sont généralement à l’origine des déperditions d’énergie les plus importantes. Pour retenir la chaleur en hiver et la fraîcheur en été, il est bien sûr possible d’isoler les parois par l’intérieur, à l’image d’un sous-pull pour l’habitat. Mais pour plus d’efficacité, il est préférable de réaliser des travaux d’isolation thermique par l’extérieur (ou ITE), qui fera office de manteau protecteur pour l’habitation.

Autre avantage de cette opération : pas d’intervention dans les appartements occupés !


L’isolation thermique par l’extérieur, c’est quoi au juste ?

Le principe de l’ITE est le même que celui d’un ravalement de façade, mais dans une version nettement améliorée. Obligatoire tous les 10 ans, le ravalement consiste à nettoyer et traiter les parois extérieures d’un bâtiment, réparer les éventuelles fissures, et déposer une nouvelle couche de revêtement (peinture, crépi, etc.).

Dans le cas d’une ITE, plusieurs couches étanches sont apposées sur la façade afin de casser les « ponts thermiques », ces petites failles qui peuvent laisser s’infiltrer le froid et l’humidité. En optant pour une isolation des murs par l’extérieur, les membres de la copropriété bénéficient donc, par la même occasion et sans frais supplémentaires, d’un ravalement de façade inclus.

L’ASTUCE HELLIO :

Pour optimiser l’efficacité énergétique de votre habitat, privilégiez une rénovation globale comprenant un large bouquet de travaux, plutôt qu’une intervention unique. En plus de l’isolation des murs par l’extérieur, des combles ou de la toiture, pensez au calorifugeage. En protégeant les tuyaux d’une couche isolante, vous diminuez les déperditions de chaleur avec, à la clé, des économies d’énergie importantes et durables pour tous les habitants de la copropriété.

Il existe plusieurs techniques d’ITE :

  • L’isolation par enduit isolant consiste, après nettoyage et traitement des murs, à appliquer un isolant minéral ou organique (chaux, torchis, chanvre, etc.) recouvert d’un revêtement de finition (crépi, généralement).
  • Plus efficace, l’isolation par panneaux enduits prévoit la pose de panneaux isolants (polystyrène, laine minérale, liège expansé, etc.) vissés sur le mur. L’opération est complétée par la pose d’un treillis d’homogénéisation, sur lequel vient s’ajouter un enduit de finition (ciment, plâtre, chaux, etc.).
  • Enfin, l’isolation par bardage protège la façade extérieure par une structure généralement en bois, ou parfois en métal. Celle-ci recouvre des panneaux isolants, eux-mêmes surmontés d’un pare-pluie pour chasser l’humidité. L’ensemble est recouvert d’un enduit ou d’un revêtement de finition.

Comme 5 000 copropriétés, choisissez Hellio pour accompagner vos projets


Isolation par l’extérieur : oui, mais à quel coût ?

En fonction des techniques et matériaux utilisés, l’isolation des murs par l’extérieur permet aux copropriétés de réaliser jusqu’à 30 % d’économies sur la consommation totale d’énergie. Elle présente également l’avantage de ne pas grignoter de surface intérieure, tout en autorisant les occupantes et occupants à rester dans leur logement pendant toute la durée des travaux. Depuis le 1er janvier 2017, l’ITE est d’ailleurs obligatoire en cas de ravalement de façade supérieur à 50 % de sa surface.

Pour une copropriété, ces travaux permettent des économies d’échelle, car le coût est dilué par l’étendue de l’intervention. D’après un rapport de l'Observatoire de la région Grand Est, le coût d’isolation des murs par l’extérieur serait ainsi, en moyenne sur le territoire étudié, 57 % moins élevé en habitat collectif qu’en logement individuel (5 805 euros par foyer, contre 13 591 euros).

Plusieurs aides permettent d’alléger encore plus le financement d’un projet d’ITE : MaPrimeRénov’ Copropriété, qui remplace le CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique) à partir du 1er janvier 2021 ; les CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) ; le programme « Habiter mieux » de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat) ; la TVA à taux réduit, ou encore l’éco-PTZ (prêt à taux zéro).

LE CHIFFRE HELLIO : 62 %

C’est, à titre d’exemple, le gain énergétique moyen des travaux de rénovation dans le résidentiel collectif du Grand Est, dans le cadre d’une étude de l’Observatoire de la région sur les coûts de la rénovation énergétique.

ITE en copropriété, la marche à suivre

Plus protecteurs grâce à la juxtaposition de plusieurs couches étanches, les travaux d’isolation thermique par l’extérieur ne se révèlent, au final, pas beaucoup plus coûteux qu’un simple ravalement de façade.

L’INFO HELLIO :

Pour les immeubles en copropriété chauffés collectivement et construits avant 2001, un diagnostic de performance énergétique (DPE) collectif est obligatoire avant toute rénovation thermique, si le bâtiment a moins de 50 logements. Pour ceux de 50 logements et plus, un audit énergétique (plus complet) est requis.

Dans le cas d’un immeuble collectif des années 1960 chauffé au gaz et comportant 81 logements (4 560 m²), l’ADEME compare ainsi le prix d’un ravalement sans isolation (407 023 euros) à celui d’une isolation des murs par l’extérieur (617 198 euros, soit 135 euros/m²).

Grâce aux aides financières du CITE et des CEE, le syndicat de copropriété a obtenu 90 928 euros de subventions, soit un écart réduit à 119 247 euros entre le ravalement et l’isolation par l’extérieur. Et en tenant compte des gains d’énergie réalisés (399 410,4 kWh/an) et du prix du gaz (0,0527 €/kWh), l’ADEME a estimé le retour sur investissement à six ans seulement.

Comme toute intervention importante sur les parties communes, les travaux d’isolation par l’extérieur doivent être votés lors de l’assemblée générale du syndicat de copropriété, à la majorité absolue. Une fois la nature des travaux, le choix de la maîtrise d’œuvre et le financement validés, le dépôt d’une déclaration préalable en mairie est obligatoire, tout comme celui d’une autorisation de travaux et éventuellement d'un permis de construire.

Pour tout savoir sur les travaux en habitat collectif, consultez le guide pratique de l’ADEME « Rénover en copropriété ».

Hellio concrétise les projets d’ITE en résidence collective

Spécialiste de l’isolation thermique en copropriété, Hellio accompagne les syndics et particuliers dans leurs démarches.

Les services Hellio incluent :

  • La sollicitation de son réseau d’artisans partenaires pour effectuer les travaux
  • La mobilisation des dispositifs financiers pour réduire l’investissement
  • L’expertise technique et administrative en rénovation énergétique

Avec 30 millions d’euros de primes CEE versées par Hellio en 2019, des milliers de copropriétés ont pu agir contre le gaspillage d’énergie et baisser leurs charges.


Propriétaires et gestionnaires, isolez les murs de votre copropriété avec Hellio


Tags associés : Rénovation énergétique

Hellio, votre énergie a de l'impact
Hellio, votre énergie a de l'impact
  • Isolation
  • Chauffage
  • Rénovation globale
  • Prime énergie

Retrouvez toutes nos solutions en économies d’énergie