Replay webinaire : réussir son projet d’installation de PAC en copropriété

Basma B
Mis à jour le 28 oct. 2026
11 minutes

En 2026, la pompe à chaleur (PAC) représente un levier clé pour décarboner le chauffage en copropriété. Face aux enjeux techniques et financiers, il est essentiel de bien connaître les solutions disponibles et les aides mobilisables.

Le 22 octobre, les experts Hellio ont animé un webinaire dédié à la PAC en copropriété : contexte 2026, principaux modèles, focus sur la PAC air/eau (BAR-TH-179), offre 360° de Hellio et erreurs à éviter.

En replay, découvrez les éléments essentiels abordés par nos experts Hellio lors de cette web-conférence.

Une question ou un projet d'économies d'énergie ? Hellio vous accompagne !

Le programme du webinaire :

Alexia Chuzeville et Dimitri Copin, nos experts des solutions Hellio pour le résidentiel, ont animé une session de 30 minutes pour traiter en profondeur les aspects suivants :

  • Contexte 2026 : une année clé

  • Les principaux modèles en copropriété et focus PAC air/eau (BAR-TH-179)

  • L’offre 360° de Hellio

  • Les erreurs à éviter

  • Session de Questions / Réponses

Hellio accompagne les copropriétés pour leur proposer les solutions les plus complètes, personnalisées et optimisées selon la nature de leur projet de rénovation énergétique.

Réponses aux questions posées pendant la web-conférence Hellio du 22 octobre 2026 :

Les 40 % concernent-ils les besoins énergétiques ou la puissance ?

La PAC air/eau doit assurer au minimum 40 % de la puissance nominale nouvellement installée dans la chaufferie.

Une chaudière gaz individuelle équipe un immeuble de 3 étages et de 8 appartements. Que faire ? On nous dit que les chaudières à condensation sont interdites.

Les chaudières gaz à condensation ne sont pas interdites. En revanche, elles ne sont plus financées par les dispositifs CEE ou l’ANAH. Selon la configuration du bâtiment, il peut être pertinent d’étudier l’installation de PAC individuelles.

Si la PAC ne couvre que 40 à 50 % des besoins, faut-il conserver la chaufferie collective ?

Le dispositif Coup de pouce impose la dépose et l’évacuation de la chaudière remplacée. La nouvelle installation peut toutefois être hybride, associant une PAC air/eau et une chaudière gaz à condensation, à condition que la PAC assure au minimum 40 % de la puissance nominale nouvellement installée.

La prime est connue, mais à quel pourcentage du coût total des travaux correspond-elle, même sous forme de fourchette ?

Le coût de l’installation varie selon la configuration de l’immeuble et les contraintes techniques. Une étude de faisabilité préalable permet d’évaluer le coût du projet et d’identifier les aides mobilisables.

Peut-on installer plusieurs PAC de moins de 400 kW dans une résidence de 120 appartements ?

Oui, plusieurs PAC peuvent être installées, sous réserve de vérifier la configuration technique du projet et les critères d’éligibilité applicables.

Notre copropriété vient de remplacer sa chaudière à gaz par une nouvelle chaudière à gaz. Aucun devis pour une PAC n’a été demandé et la facture dépasse 300 000 €. Comment savoir si une PAC aurait été possible et combien cela aurait coûté ?

Chaque copropriété étant spécifique, seule une étude de faisabilité dédiée à la PAC permet de valider la faisabilité de l’installation, d’estimer son coût et d’évaluer les possibilités de financement.

Que se passe-t-il si la copropriété est considérée comme « fragile » ? L’Anah finance 20 % des travaux, mais récupère les CEE. Ce transfert financier est-il confirmé ?

Oui, les CEE sont directement gérés par l’ANAH.

L’installation d’une pompe à chaleur dans un immeuble de 3 étages risque-t-elle de générer des nuisances sonores ?

Dans un immeuble R+3, le risque dépend davantage de l’emplacement de la PAC, de sa puissance et de l’environnement acoustique que du nombre d’étages lui-même. Une installation mal dimensionnée, mal implantée ou insuffisamment traitée sur le plan acoustique peut générer des nuisances sonores, notamment pour les appartements situés à proximité des unités extérieures. Une étude acoustique complémentaire peut donc être nécessaire pour une installation en toiture ou dans une cour intérieure. Ces points doivent être évalués dans le cadre de l’étude de faisabilité.

Quelles sont les marques ou les fabricants des PAC proposés ?

Les principales marques présentes sur ce marché sont notamment Carrier, Viessmann, Atlantic, Vaillant et Mitsubishi Electric.

Peut-on bénéficier de plusieurs prêts à taux zéro (éco-PTZ) si l’on possède plusieurs appartements ?

Oui, un propriétaire possédant plusieurs appartements peut, sous certaines conditions, bénéficier de plusieurs éco-prêts à taux zéro (éco-PTZ), à raison d’un prêt par logement éligible. Pour une opération d’installation de PAC, les plafonds et les durées de remboursement dépendent des conditions réglementaires applicables. Le dispositif est soumis à des critères d’éligibilité spécifiques pour les propriétaires occupants et les bailleurs. Il convient de vérifier notamment les conditions liées au statut du demandeur, à la situation financière et à la nature du logement.

Que faire si les copropriétaires ne souhaitent pas isoler le bâtiment ni installer une VMC, par crainte de faire entrer de l’air froid ?

Une PAC installée dans un immeuble bien isolé et correctement ventilé peut fonctionner plus efficacement.

  • L’isolation : elle réduit les besoins de chauffage et peut permettre d’installer une PAC moins puissante, plus performante et moins coûteuse à exploiter.
  • La ventilation : elle renouvelle l’air intérieur et évacue l’humidité ainsi que les polluants. Son rôle ne se limite pas à faire entrer de l’air froid.

Il est important de comprendre les réticences des copropriétaires et de corriger les idées reçues sur la ventilation. Une ventilation bien conçue introduit de l’air neuf de manière maîtrisée, contrairement aux infiltrations parasites, qui peuvent créer des courants d’air inconfortables. Plusieurs scénarios de travaux peuvent être proposés afin de répondre aux besoins de la copropriété.

Existe-t-il une solution moins coûteuse qu’une étude de faisabilité pour savoir si une PAC peut être installée ?

Oui, pour une copropriété qui souhaite simplement vérifier si une PAC collective est envisageable, une étude de dimensionnement réalisée par un installateur peut constituer une première étape. Elle peut être complétée par des études acoustiques ou structurelles si nécessaire. Toutefois, elle ne remplace pas une étude de faisabilité complète et ne permet pas de comparer les différentes solutions envisageables.

L’étude de faisabilité est-elle payante ? Permet-elle d’estimer le coût des travaux et les aides (CEE, éco-PTZ, etc.) ?

L’étude de faisabilité réalisée par un bureau d’études, par exemple Akéa Énergies, le bureau d’études interne de Hellio, est payante. Elle permet de comparer les solutions, de valider la faisabilité technique du projet, d’estimer le coût des travaux et d’effectuer une première estimation des aides financières mobilisables.

L’accompagnement par un assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) peut compléter cette étude, notamment pour identifier les aides adaptées à la situation des copropriétaires et accompagner la mise en place d’un éco-PTZ. Hellio propose un forfait de 1 000 € HT pour l’accompagnement AMO et de 100 € par adhérent pour l’accompagnement à la mise en place de l’éco-PTZ.

Quelles solutions peut-on envisager dans une copropriété sans toit-terrasse, avec un espace extérieur limité ?

Selon les caractéristiques de la copropriété, plusieurs solutions peuvent être envisagées :

  • Comparer la PAC avec d’autres solutions, comme le raccordement à un réseau de chaleur urbain ou la géothermie.
  • Installer une PAC air/eau compacte au sol, sur une structure métallique dédiée ou dans un local technique disposant de prises et de rejets d’air adaptés.

Une étude de faisabilité permet de comparer ces différentes solutions et d’identifier la plus adaptée à la copropriété. Vous pouvez nous contacter pour être accompagnés dans votre projet.

Pouvons-nous recevoir le support de présentation (PPT) ? Nous souhaitons également vous solliciter pour une étude. Notre copropriété, située au 41 rue Paul-Fort à Paris 14e, a essuyé un refus pour le raccordement au réseau de chaleur urbain.

Un chargé d’affaires prendra contact avec vous afin de vous apporter les informations nécessaires et de vous accompagner dans votre projet.

Une copropriété équipée d’une chaudière gaz à condensation depuis 2022 (45 lots répartis sur 3 bâtiments en pierre de taille) a dépensé 47 000 € de gaz en 2025. Une étude serait-elle pertinente ?

Oui, une étude de faisabilité peut être pertinente pour évaluer votre projet. Vous pouvez contacter eflamand@hellio.com afin d’être accompagné dans cette démarche.

Pour une résidence secondaire située en montagne, avec une température extérieure pouvant atteindre -28 °C et un besoin estimé à 600 kW, quelles solutions et quelles aides envisager ? Si la PAC est dimensionnée à 400 kW, peut-on conserver le fioul pour les rares périodes de grand froid ? Nous envisageons aussi de remplacer les vitrages et la ventilation.

Il est possible de conserver la chaudière fioul existante pour assurer l’appoint en cas d’arrêt de la PAC. Toutefois, cette configuration ne permet pas de bénéficier de la bonification Coup de pouce multipliant par trois le montant des CEE. En revanche, si cela est pertinent au regard des caractéristiques du bâtiment, une installation hybride associant une PAC et une nouvelle chaudière gaz à condensation peut permettre d’optimiser les aides et les performances énergétiques de l’installation. Vous pouvez nous contacter pour être accompagnés dans votre projet.

Une PAC est-elle intéressante pour une petite copropriété de 6 logements, d’environ 600 m², actuellement chauffée au fioul ?

Oui, selon les résultats de l’étude de faisabilité, l’installation de PAC collectives peut être pertinente, même dans les petites copropriétés. Vous pouvez nous contacter pour être accompagnés dans votre projet.

Notre copropriété se situe dans le périmètre de visibilité d’un monument historique. L’Architecte des bâtiments de France (ABF) peut-il s’opposer à l’installation d’une PAC ?

Oui, les architectes des Bâtiments de France (ABF) peuvent s’opposer à l’installation d’une PAC collective, notamment si les unités extérieures portent atteinte à la conservation ou à la mise en valeur d’un monument historique ou de ses abords. Toutefois, la présence d’un monument historique à proximité n’interdit pas automatiquement l’installation d’une PAC. La faisabilité dépend notamment du périmètre de protection, de la visibilité des équipements et de leur intégration architecturale. Ces éléments doivent être pris en compte dans l’étude de faisabilité.

Nous envisageons de remplacer les vitrages et la ventilation, puis d’installer une PAC. Quelles aides pouvons-nous mobiliser ?

Les CEE peuvent être mobilisés pour différentes opérations de rénovation énergétique. Le montant de la prime varie notamment selon la nature et l’ampleur des travaux réalisés, le nombre de logements et les caractéristiques du bâtiment.

Un cumul avec MaPrimeRénov’ Copropriété peut être envisagé sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité applicables. Un audit énergétique permet notamment d’évaluer les économies d’énergie attendues et de vérifier si le programme de travaux répond aux critères de la rénovation globale. Selon les résultats, il peut être pertinent d’étudier le financement au titre d’une fiche CEE dédiée à la rénovation globale plutôt qu’au titre de fiches portant sur des opérations individuelles.

Une PAC est-elle intéressante pour une petite copropriété de 6 logements, d’environ 600 m², actuellement chauffée au gaz ?

Voir la réponse à la question précédente.

Pour une copropriété disposant de foncier, une PAC géothermique avec sondes, installée dans la chaufferie et complétée si besoin par une chaudière gaz ou fioul récente, serait-elle plus intéressante qu’une PAC installée en toiture ?

Les deux projets peuvent présenter un intérêt pour la copropriété, tant en matière de performance énergétique que d’aides financières mobilisables. Le choix dépend de plusieurs facteurs, notamment de la situation géographique de la copropriété, de ses besoins en chauffage et de la performance énergétique du bâtiment. Pour identifier la solution la plus adaptée, il est recommandé de réaliser une étude de faisabilité complétée par une étude énergétique portant sur le lot technique concerné.

Une PAC peut-elle être installée dans un parking en sous-sol ?

Une PAC air/eau prélève les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau du circuit de chauffage. Elle nécessite donc une prise d’air et un rejet d’air vers l’extérieur. Une installation dans un parking situé en sous-sol semble difficile, sauf si une solution adaptée de prise et de rejet d’air peut être mise en place. Une étude technique permettra de vérifier la faisabilité de cette configuration.

Que se passe-t-il si l’on vend son appartement alors qu’un prêt est encore en cours ?

Pour un éco-PTZ collectif en copropriété, les sommes restant dues au titre de l’emprunt deviennent en principe exigibles lors de la vente d’un lot. Le vendeur et l’acquéreur peuvent toutefois convenir du transfert de l’obligation de remboursement à l’acquéreur, sous réserve du respect des conditions applicables. Le notaire informe alors le syndic de cet accord.

La rénovation d’un ancien réseau de tuyauterie peut-elle être subventionnée ?

La rénovation de canalisations vétustes ne permet pas, à elle seule, de bénéficier d’aides à la rénovation énergétique. Pour mobiliser des aides telles que les CEE ou MaPrimeRénov’ Copropriété dans le cadre d’une rénovation globale, ces travaux doivent s’inscrire dans un programme répondant aux critères d’éligibilité applicables, comprenant notamment des travaux d’amélioration de la performance énergétique, comme l’installation d’une PAC.

Avez-vous un exemple de copropriété des années 1960 passée d’un chauffage individuel au gaz à une PAC air/air collective ? Notre copropriété compte 70 logements et souhaiterait conserver les chaudières individuelles au gaz pour l’eau chaude ?

Nous n’avons pas encore accompagné de projet de ce type. Le passage d’un système de chauffage individuel à un système de chauffage collectif est généralement complexe, car il nécessite la création d’un réseau de distribution collectif. Les travaux induits peuvent donc être importants, ce qui rend souvent difficile l’adoption de ce type de projet en assemblée générale de copropriété.

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